le pourquoi de tout à l'heure (1977 / partagé en 2018 sans retouches
Tout à l’heure, sur le pont, j’ai regardé l’eau.
Il faisait froid, le temps était gris - c’est à cause de cela - je crois.
Mon esprit dérive dans un corps cotonneux.L’interrogation de mon vouloir - devenir - l’attente inexorable, il faut que se passe une chose.
L’Ultimatum est posé.Il faut attendre. Attendre c’est espérer. Pourtant l’attente correspond-elle à une démarche active.
Peut-elle nous aider dans notre progression, ne nous rejette-t-elle pas dans le passé en créant le souvenir- je ne sais pas -L’eau était froide. De mes yeux, je l’ai touchée - l’eau coule - Comme l’attente. Toutes les deux creusent et polissent les pierres du torrent - l’homme.
Les nuages défilent dans un fond de permanence bleu. Eux aussi, ils passent, sans cesse renouvelés, les mots aussi passent car les idées changent.Le non savoir en demain nous fait reprendre parfois, nos mots d’hier, nos habitudes. Pourquoi dans ce café ai-je bu du vin blanc, pour faire d’aujourd’hui un jour d’hier? Pour fuir l’attente de demain ? L’attente est toujours tournée vers demain ; alors pourquoi faire en attendant comme hier... Refuge ? Fuite ? Recherche de fausse sécurité ?
Vouloir construire un avenir, un devenir est-ce réellement raisonnable. Ne vaut-il mieux pas couper la chaîne une fois pour toute.Ne faut-il pas tuer l’image, son image, l’image de soi que l’on donne aux autres afin de pouvoir...Afin de se libérer des séquelles d’avant des restes, des petits riens, souvenirs obsédants.
Les autres représentent une constante, ils nous forcent par leur attitude à un non- changement de notre être - Car il n’est pas vrai que nous puissions vivre seul.
Notre destin est lié au destin général, il est illusoire de vouloir briser notre prison, en le faisant nous libérons nos forces propres mais celles-ci sont contrecarrées par les forces-idées extérieures.
Mais, s'Il y a agression donc peine et angoisse de la peineNotre réaction doit provoquer une action réaction en chaîne. C’est par ce moyen que peut s’épanouir notre moi : il peut trouver ainsi de nouvelles forces qui lui permettront en se régénérant sans cesse, de lutter contre les forces oppressives extérieures.
Pourtant, il faut bien savoir, du moins il faudrait savoir, les motivations qui font que nous provoquions cette réaction en chaîne.En provoquant, ne risquons nous pas de faire naître l’interrogation négative en autrui, lui communiquer l’angoisse de notre « Moi », ne risquons nous pas de le troubler et de le troubler dans ce qu’il a de « Foi » et d’espérance en nous.
Provoquer est-ce réellement positif - à moyen et à court terme.Pourtant, il faut bien être et c’est bientôt la question... auquel il faut bien se résoudre à répondre de façon affirmative.C’est bien souvent en « étant » que nous provoquons.Ne sachant pas exactement si nous faisons plus de bien que de mal, ne vaudrait-il pas mieux ne rien provoquer.Ne rien provoquer, signifiant ne plus être.Je ne sais pas... je voudrais savoir. Il ne faut pas tout dire, mais alors à ne vouloir dégager qu’un essentiel du dire, il faut retoucher, épurer, couper - il y a forcément souffrance car il y a réajustement continuel.
Impression d’Hypocrisie voir même de réel mensonge.Suis-je en train de m’éveiller, suis-je en train de sombrer dans une folie personnelle irrémédiable et sans intérêt pour autrui.
Suis-je positif, négatif. Si parfois je crée l’angoisse.Pourquoi ?je le sais et suis capable de m’en expliquer, ce qui ne veutque je puisse assumer l’angoisse créée.
Dans l’eau trouble, y a t il un esprit agissant - réagissant ou se trouve-t-il un Super Paumé.
le temps des autres décidera .
Je sais, cependant, que le fou et le bateleur sont très proches et que la vie, la mort sont simplement deux processus biologiques semblables.