François Vernhes 28 aout 2004, posté 26 janvier 2018.
POUR DIRE…
| Sound of Silence |
| 1978 |
| GrandNours |
| La taniére |
Il est fini le temps des bulles de Coca qui viennent du fond
qui vont mourir au fond de mon gosier asséché.
Il est fini le temps de l’insouciance, le temps n’est plus à
ce temps là, depuis longtemps est morte ma vie conforme
calme et tranquille.
Il est parti le ciel qui se lève sur des matins bleutés pour
mieux se coucher sur un désarroi d’oreiller malmené,
mouillé par des larmes d’enfant.
Il est foutu le temps des longues espérances, il est bien
venu le temps du réalisme…
J’ai presque tout donné de mes rêves et de mes grands
vouloirs, aujourd’hui, le temps est arrêté sur un présent
anachronique d’un temps jadis .
Aujourd’hui, le temps s’est figé sur une certitude voisine
Nevada, j’avais des larmes pleins les yeux à Montségur,
j’ai hurlé comme le loup dans la bruyère et dans le froid
pour retrouver une belle disparue…
J’ai pleuré de haine à l’île Maurice,
j’ai fait trembler les colonnes et gémir les canaris
chez les gardiens imposteurs
j’ai fait trembler les colonnes et gémir les canaris
chez les gardiens imposteurs
de la tradition.
J’ai espéré en espérant chez le Che, et peiné
J’ai espéré en espérant chez le Che, et peiné
pour le peuple cubain perdu, désemparé et orphelin de lui,
je l’ai vu à Santa Clara et dans le regard de quelques uns,
je l’ai remercié de m’avoir fait perdre, par sa photo
affichée dans mon bureau, quelques contrats avec des gens
de toutes façon qui ne m’intéressaient pas.
J’ai retrouvé celui qui m’a connu et combattu, il y’a 20
ans dans une de mes guerres, je joue au tennis parfois avec
lui, je me demande chaque fois que je renvoie la balle à
qui je la renvoie… et l’autre qui me faisait chier avec sa
platitude arrogante quand je vendais mes pantalons et j’ai
perdu des autres pour qui j’étais trop vrai.
Moi, au quotidien, je ne suis pas secret, le secret, c’est
une histoire de pharaon, une histoire du fond des temps,
du fond des abysses, une histoire de Mitterrand, moi cuit
vif, comme le homard, je m’agite et me donne dans un
dernier regard dans ma terrible et pathologique impudeur
dissimulatrice.
Il n’y’aura plus de bulles de Coca qui viennent crever à la
surface du verre, il ni y’aura plus de restes de faux
semblant et de vaines explications… j’ai dit , ce que
j’avais à dire, comme j’avais pris l’habitude de le dire,
mon habitude est aussi vaine qu’il est illusoire de croire en
la sincérité d’un monde trop absent,
trop stéréotypé, trop
trop stéréotypé, trop
con et
trop correctement con.
trop correctement con.
Bien sur, tout cela n’empêchera pas une nouvelle fois,
cette nuit peut être les voitures de se casser la gueule dans
la nuit, et le plus terrible c’est l’autoradio qui continue à
chanter, à parler comme si rien n’était.
J’ai allumé mon dernier cigare allemand, il faudrait que
j’y retourne, au creux de mon silence, quand les voix se
seront tues, quand ma moto me dira vient, alors, j’y
retournerai.
Je repartirai là-bas dans un temps de solitude
Je repartirai là-bas dans un temps de solitude
bienveillante avec moi. J’ai souvent pleuré , et je pleure
souvent quand je suis seul, seul sous mon casque ou dans
la tiédeur de la voiture.
je pleure pour une pensée, un paysage de neige,
un remord, un regret, une madeleine ou
je pleure pour une pensée, un paysage de neige,
un remord, un regret, une madeleine ou
une dentelière.
Pleurer n’est pas chez moi forcément une
Pleurer n’est pas chez moi forcément une
ondée de tristesse, c’est un trop plein naturel, de haine,
d’amour et de pitié, c’est un trop plein de violence qui a
pour mérite de faire boire mes lentilles, me permettant
hélas ou heureusement, de voir les choses telles qu’elles
sont.
Il paraît que je me trompe peu, certaines et d’anciens
certains disaient « jamais, il ne se trompe » j’aimerai
pourtant croire que s’ils pensent cela c’est plus à cause de
ma conviction à faire voir ma façon de voir et à dire les
choses que la vraie réalité des gens, des personnes, des
situations, mais je n’en suis pas très sur.
Je sais aussi, que je suis un peu sorcier, dépositaire d’un
étrange savoir /pouvoir que nul ne m’a appris.
Aujourd’hui et maintenant, comme depuis longtemps, je
reste persuadé qu’il reste plein de chose à faire , que je
suis capable d’en faire encore quelques unes, mais le
temps est pris par la pensée obsédante du comment et du
courage, « penser sans réaliser est la pire des aliénations »
disait Richard Dupuy.
Mais ou est le temps , le compromis temps qui rends la
chose vraiment pensée pour être vraiment réalisée, le
temps passe sur moi et moi je passe du temps dans mon
fauteuil, en dedans ou en dehors de moi, dans le salon ou
sur le balcon…
J’ai déjà tout écrit sur les interrogations stériles, cela n’a
pas empêché la vie du quotidien de se dérouler sans frémir
comme sans rougir.
Si le seul talent est aujourd’hui est d’arriver à vivre de ce
que l’on est appeler à faire, on peut légitimement se
demander si l’énergie dispensée, est rentable quelque
part…
Peut être dans un autre temps, et encore !
Peut être dans un autre temps, et encore !
Maintenant j’ai le recul suffisant pour dire parce que je
sais, que la reconnaissance des autres passe par le passage
obligé de la lucarne de la télé, ou par le profit matériel que
l’on tire de son quelque talent, mes mots depuis plus de 30, 40
ans sommeillent dans quelques recoins oubliés d’une
mémoire qui ne veut savoir…
Ces mots, mes mots, je les ai rentabilisé au mieux, ils
m’habitent encore, comme un cri qui ne finit pas de gémir.
Mon Dire s’en est allé sur un chemin de traverse où je le
croise encore parfois, il est ma vie, mon histoire mais les
gens ne veulent que des légendes, des histoires de fée ou
de loup garou qui baisent ou se font baiser à l’ombre des
camions qui passent sur un périphérique bien nommé …
Pour Dire…
La mode de l’écriture actuelle est à la vomissure de soi et
de ses parties de cul, à ce titre si l’on a déjà un nom, il est
possible d’écrire et surtout de vendre un peu n’importe
quoi.
La ‘scripto-pseudo’ analyse d’un tout un chacun qui
écrirait comme toi et moi est bien vue, mais faut il, pour
que cela soit intéressant d’être déjà quelqu’un comme je
disais plus haut dans la page.
Moi aussi, j’ai mal d’avoir eu si mal, j’ai mal d’avoir fait
le mal, parfois en faisant le bien, j’ai pris et je prendrai
malgré tout le risque de vivre encore…A 2 reprises, j’ai
tutoyé la faucheuse, elle m’a renvoyé à la vie, à mon
purgatoire serein entre optimisme béat et désespérance
révolutionnaire teintée de romantisme.
Mon purgatoire n’est pas triste, il est parfois complexe ou
du moins compliqué, mais il m’habite sans culpabilité
mais avec la pleine conscience, de ce qu’il aurait fallu et
de ce qu’il n’aurait pas fallu parfois faire ou ne pas faire.
Dans la vie, il y’a des faits, qui sont des comment et qui
peuvent répondre, un peu à des pourquoi…
Tout petit cherchant ma mère, et ne la trouvant pas
j’appelais ma soeur, et quand elle n’était pas là il y’avait la
bonne ou quelques dames de passages qui s’occupaient de
recoudre les chaussettes de la maisonnée ou de faire la
lessive…
Aujourd’hui, je n’ai rien du ‘bandidos’ comme le croyait
ce barman cubain me voyant avec trois femmes qui
visiblement me choyaient autours d’une piscine et dans le
quotidien.…
La problématique du petit garçon était pour Noël par
exemple, comment faire plaisir à toutes « ces mamans »,
quand on a pas beaucoup de sous et peu de talents de
bricoleur.
Aujourd’hui, la chose est inchangée, je suis contribuable
de l’affect que l’on me donne et dont je me sens
responsable, et même si l’analyse est faite, si la
justification n’a plus de raison d’être, l’explication reste à
partager… Je m’efforce de donner, ce que je peux donner
et j’essaie dans l’agenda de mon coeur d’être, d’être là où
il faut, tout en étant pleinement conscient, mais sans
culpabilité, qu’il n’est pas facile, toujours de devoir gérer
« une famille nombreuse » ou chaque composant à son
coeur, sa présence, son vouloir, ses besoins et nécessités…
La reflèxion conduis à dire que si mon trouble de
l’affect est dû, très certainement, à l’absence d’une mère
trop prise par ses occupations et par ses propres
problématiques, je ne souhaite pas que le pansement que
j’ai mis et caché durant de longues années sur ma névrose
d’abandon perturbe parce qu’il est révélé aujourd’hui.
Oui, j’ai dut me taire durant longtemps , pour ne pas
éteindre les sourires dont j’avais besoin, Oui, des choses
de ma vie se sont révélées par le fait des circonstances,
plus que par volonté personnelle, je n’ai aucune gloire à
vivre comme je vis.
Je n’ essaie que de survivre en essayant de faire le moins
de mal possible et essayer de faire le moins de mal
possible c’est être parfois dans la terrible obligation du
silence, le silence c’est aussi parfois en dire le moins
possible pour mentir le moins possible, même si le silence
est souvent pris pour un mensonge, et parfois la chose dite
un jour en confiance par un effet boomerang reviens avec
un effet destructeur…
Cependant, puisqu’il faut vivre et espérer soyons
persuadés qu’il fera beau demain et que s’il est important
de laisser le vent pousser les nuages, il est de ma
responsabilité de souffler de toutes mes forces et ma foi,
afin que le ciel s’éclaircisse une nouvelle foi dans un
nouveau matin.
Tout à l’heure et 5 pages avant, j’étais dans l’espérance de
pouvoir parler à mots légers des bulles de Coca, de la
chaleur des terrasses des cafés, des robes d’été des filles
qui viennent à passer, d’une gorgée de Coca et d’un
cigare-espace temps partagé.
Qu’importe cette histoire viendra, un jour et peut être,
pour l’instant mes yeux se closent et qu’avant de faire le
dernier pomme/S, je me dis en l’écrivant :
il faut espérer,
je crois.
Je reformule encore une fois :
Oui, comme je l’ai dit
un soir au creux de la cathédrale
« Il faut laisser le vent
« Il faut laisser le vent
pousser les nuages, il faut espérer je crois »
J‘aimerai tant que tu comprennes cela, ou que tu essaies au
moins, avant de balayer ces mots comme des miettes sur
une table en fin de modestes repas ou de banquets .
Les miettes peuvent ravir quelques oiseaux de passages,
les miettes de mots nourrir quelques corbeaux.
J'ai dit .!
J'ai dit .!