LE TEMPS NOUVEAU APRÉS LE TEMPS PRÉSENT .
À TOI, MON BABELOU qui aimait particulièrement ce texte …
Sur ton chemin de lumière, maintenant tu es ...
À VOUS TOUS …
Quand le temps nouveau viendra sur le temps présent ; quand la neige, le sable, la poussière, le macadam ou les octets auront recouverts les pas de mon sentier de vie.
Il sera temps, alors et peut être, de regarder au-delà des faux semblants, des fausses vérités/réalités et de se dire : cela ne sert à rien de pleurer par vraies/fausses tristesses ou par viles conventions sociales ou familiales.
Le départ pour tous est un inexorable connu de nous, des nôtres, comme de moi même avec "peut être" plus d’acuité, par simple réalisme/lucidité.
De la naissance au processus biologique terminal, appelé plus communément la mort, nous surfons sur ce temps donné, offert.
Il s’agit dans mon espérance de le suivre « debout » au mieux, en travaillant à être le mieux possible avec moi même, tout en essayant de faire le moins de mal possible aux miens , aux gens, aux bêtes, la nature et à la vie en général.
La mort n’est que le début d’un autre chemin différemment décliné, de vivant nous pouvons être transformé en souvenirs puis en oublis, c’est normal…
Il reste la pensée de notre route ou chemin parcouru , et des pas sur un chemin peut indiquer un autre chemin, ouvrir une autre voie...Cette voie (voix) permettant (peut être/aussi) de voir et d'entendre différemment le chant du temps qui passe en nous dépassant.
Cet espace/temps est également: la constante, la portée sur laquelle s'accrochent les notes de l'existence.
Là aussi comptent nos silences comme des cris voulus ou non, concertés ou pas, témoins de nos lâchetés aussi.
Ces silences sont aussi des peurs/craintes ; des plaintes inarticulées et sourdes, cruelles parfois aussi.
Pour l’avoir côtoyé par deux fois déjà , Je n’ai pas peur (présentement) de cet ailleurs, mélange de coton, de lumières, d’images qui défilent… le cerveau fatigué terminant correctement sa dernière mission : nous embarquer le mieux possible vers l’autre rive.
Sourions et rions , souriez et riez, de me voir partir cheminer ailleurs différemment (le plus tard possible et le mieux possible ), mais dans mon sac à dos : mon cheminement, mes croyances, ma foi.
Une graine de pensée emportée par le vent , porte en elle sa nouvelle destinée, sa propre trace, et puis quand la neige, le sable, la poussière, le macadam ou les octets auront recouverts les pas de ce passage de vie, c’est que tout aura été utilisé, consommé.
Ensuite, rapidement, tard ou plus tard, l’oubli même de cette pensée libre est un nouvel acte de vie, un nouveau champ à labourer permettant, peut être, à d’autres de poursuivre leur propre route/chemin, enrichi, nourri ou non mais cela appartient au temps à venir, peut être, lui … Sait… Déjà.
C'est ce que je pense, c'est ce que je crois, je pense ...
François Vernhes (2004)
"Une belle mort et une mort qui ne ne vient pas forcément après une longue vie, une belle mort vient après une belle vie et une belle vie c'est une vie qui dans le temps donné a tout donné de ce qu'elle pouvait donner"
Ce deux avril 2016, tu es partie sans souffrance , chez toi, dans ton sommeil après un dernier road movie Cévenol et de grandes ballades de 2 mois , fuyant les hostos et les blouses blanches .
J'étais là avec Ann ta soeur de coeur .
Pour ce que tu as donné à beaucoup , j'ai un oeil qui pleure et l'autre qui sourit (26 mai 2016)